L'atelier de Papy
J'avais six ans et je n'avais pas le droit d'y toucher. L'atelier de mon grand-père sentait le cuir et la cire d'abeille. Je passais des après-midi entiers assis sur un tabouret trop haut, à le regarder tailler, poncer, lisser les bords à l'os. Il me laissait garder les chutes de cuir. J'en avais une boîte entière sous mon lit.
Le jour où tout s'est arrêté
Papy est parti quand j'avais huit ans. L'atelier a fermé dans les mois qui ont suivi. Les outils sont partis en cartons, l'établi chez un cousin, l'odeur a disparu de ma mémoire avant tout le reste.
Ce qui a tout relancé
Vingt ans plus tard, je cherchais un porte-cartes. Un vrai. J'ai regardé, comparé, hésité et je n'ai rien trouvé qui me rappelait ceux de mon grand-père. J'ai d'abord essayé d'en faire un moi-même. Puis j'ai compris que le geste de mon papy se transmettait autrement que par la nostalgie : il fallait chercher ceux qui le maîtrisaient encore.
Le choix que nous avons fait
Aujourd'hui, je sélectionne les modèles, les cuirs et les fabricants avec qui nous travaillons. Camille, ma compagne, m'a rejoint pour tout le reste : les commandes, l'expédition, le contact avec vous, etc. Si vous portez encore votre porte-cartes dans dix ans et qu'il a bien vieilli, nous aurons fait notre travail.
Amaury & Camille